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Œuvres d'art et statues dans la ville

Tarbes - Paul Mieille

Voici une statue qui nous a longtemps posé problème, le nom gravé étant presque illisible.

On la trouve dans le magnifique parc Bel-Air (quartier de l'Ormeau). De chaque côté de la statue se trouvent les mots « PYRENEISME » et « SCOUTISME ». Par un bel après-midi d'hiver, les rayons du soleil nous ont permis de déchiffrer le nom du personnage représenté : « Professeur Mieille - 1935 ».

Elle est l’œuvre d’Henri Borde (1881-1958). A l’origine, cette sculpture fut placée dans la commune de Saint-Savin, mais au bout d’un an, dès 1936, on la déplaça à Tarbes à l’endroit que nous connaissons.

Le professeur d'anglais du lycée de Tarbes, M. Paul Mieille, était une personnalité marquante de Tarbes entre 1890 et 1930. Le charme de nos montagnes attira ce méridional qui escalada les pics et parcourut toute sa vie nos cimes et vallées. Fougueux, il s'intéressait à de nombreux sujets et publia même quelques ouvrages sur Tarbes, Henry Russell ou Tristan Derème. Il fut également rédacteur en chef de la revue "Pyrénées et Océan". Multipliant pendant trente ans conférences et études, il était un apôtre infatigable de la cause touristique.

Dès 1900, il prônait l'échange des écoliers avec ceux des pays voisins. Ecrivant dans des revues sur les langues vivantes, adepte de l'Internationalisme, il s'intéressa aussi à l'Espéranto. Ses positions tranchées ne lui valurent pas que des amis ; notamment en 1916 quand il déclencha un vif débat dans la "Revue de l'enseignement des langues vivantes" en demandant la suppression de l'apprentissage de l'allemand dans les écoles françaises. On lui répondit alors que pour mieux connaître l'ennemi, il vaut mieux connaître sa langue.

Il est aussi le fondateur du scoutisme dans les Hautes-Pyrénées et en 1932, le « Wolf-Pack » de Tarbes prit le nom de « Meute Paul Mieille ». « Le maître fut aimé parce que sincère, respecté parce que bon et juste ».

La statue est bien abîmée maintenant. Les mots gravés ne s'y lisent presque plus et avec eux s'envolent un peu le souvenir du professeur. En 2009, une petite rue de Tarbes s'appelle encore rue Paul Mieille.

Un livre remarquable sur Tarbes, en 1933, écrit par Paul Mieille.

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