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Statues disparues

Lourdes - Ponce Pilate

Le chemin de croix des Espélugues à Lourdes compte 15 stations, ce qui représente 115 personnages. La première station, avec Ponce Pilate assis en haut de l'escalier, date de 1899. Elle a été l'objet d'un attentat le vendredi 12 août 1983.

photo ancienne (vers 1910)

Une explosion endommagea sérieusement cette première station. Le personnage de Ponce Pilate fut détruit.

Le contexte était celui de la venue du Pape Jean-Paul II à Lourdes trois jours plus tard le 15 août.

Les autres statues endommagées ont été restaurées, mais Ponce Pilate n'a pas été replacé. Le nombre de personnages du chemin de croix est donc maintenant de 114.


Le personnage de Jésus a été déplacé devant la louve, mais un des projets des sanctuaires de Lourdes est de réinstaller un jour Ponce Pilate à sa place.


Les marches de cette première station (Scala Sancta) doivent être montées à genoux par les pélerins.

La tête de Ponce Pilate a été conservée et on pouvait la voir dans l’ancien « Musée du Trésor ».

La tête conservée de Ponce-Pilate.

Deux autres photos anciennes.

Ponce Pilate (né à Lyon vers -10) était préfet de la province romaine de Judée au moment de la crucifixion de Jésus. Il a réellement existé (mort vers 39). Selon les Evangiles, Jésus est conduit devant Pilate par les responsables religieux juifs pour qu'il le juge et le condamne. Ponce Pilate ne voit aucun motif de condamnation, mais devant le mouvement de la foule, prend de l'eau et se lave les mains, puis le condamne en disant : « Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez ». Notez enfin que le rôle de Ponce Pilate a été repris au cinéma en 1962 (par Jean Marais).

Voici ce qu'on pouvait lire dans le journal local « La Dépêche du Midi » :


Le groupe Arrêt-curés


« L'attentat a lieu vers 3 heures, le vendredi 12 août 1983. Des éclats de bronze de plusieurs kilos provenant de la statue de Ponce Pilate sont retrouvés à plus de 100 mètres du lieu de l'explosion. L'action est revendiquée par un groupe qui s'est baptisé Arrêt-curés et qui dit, par son acte, vouloir « protester contre la venue du PDG de la multinationale du Vatican en visite sur la SARL Soubirou ». Le samedi 13 août, un jeune homme et deux jeunes femmes de la mouvance anarchiste sont interpellés à Toulouse. Les policiers découvrent dans leur domicile du matériel artisanal semblable à celui utilisé la veille à Lourdes. Aussitôt inculpés pour destruction par explosif menaçant la sécurité des personnes et écroués, ils sont remis en liberté trois semaines plus tard et condamnés ensuite à des peines de prison associant ferme et sursis. »

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